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12 février 2007 1 12 /02 /février /2007 17:17

PROJET DE CREATION PLASTIQUE SUR LE THEME DES MIGRATIONS

Dans le cadre de mes études plastiques actuelles avec l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne et le CNED, je réalise ce projet de création personnelle en lien avec l’actualité artistique. Le voici dans son intégralité. Le thème est vu sous l'angle de l'imaginaire du déplacement, "du voyage à la transportation, de l'exode à la dissémination". La première image que m'invoque ce sujet est "Le radeau de la méduse" de Théodore Géricault (1819 - Format : 491cm sur 716 cm)



 


MIGRATIONS…

 
…voyages, trajets, exils, bouleversements, enrichissements, pertes, chez-soi, intimité, SDF, Kerouac, Alice au pays des merveilles, Alice dans les villes, les villes, les territoires, colonisation, les cartes, moi, l’Autre, métissages, la planète, les aigrettes du pissenlit, Camus, Kakfa, Homère, papiers d’identité, itinéraire, mémoire, souvenirs, enfants, centre de rétention, hangar, touaregs, oiseaux, courriers, frontières, pauvreté, mondialisation, Sangatte, choix, virtuel, vidéo-surveillance, état, contrôle, numérisation, Internet, surfer, diaspora, réseau, fracture, pixels, esclaves, économie, images, Jonathan le goéland, transit, refuges, tziganes, nids, paradis, fuite, ici, ailleurs, lieux, maintenant, demain, temps, nécessaire, décalage, mouvement, partir, se transformer….

 
Les migrations ont forgé tant de rêves, dès l’enfance. Ces mots en sont la trace. L’étymologie du mot « migration » nous renseigne sur la profondeur de ses champs sémantiques. Migrare, la racine latine, signifie aller ailleurs, partir, émigrer, déménager mais aussi se transformer, se changer en…, s’altérer. Ainsi dira-t-on « migrare de vita » pour « mourir, quitter la vie ». Dans « De natura rerum », Lucrèce évoque l’évolution inéluctable du monde : « …omnia migrant… », tout s’en va, c'est-à-dire tout change. Départ, transformation, pour entendre pleinement le mot « migrations », il faudrait donc dépasser la dimension géographique.

 

APPROCHES ARTISTIQUES DES MIGRATIONS

 
Que ce soit dans les mouvements migratoires des hommes, des animaux ou des choses, qu’ils soient subis ou désirés, l’idée du changement est l’omni-présente corollaire des migrations. L’art en porte la trace, comme une mémoire des non-dits, des souffrances mais aussi des rencontres et des joies. Nous nous restreindrons ici à l’approche des arts visuels quoique la musique et la littérature ne sont jamais très loin. Migrer, c’est passer des frontières, des étapes. C’est tenter de ne pas se perdre devant l’inconnu, c’est pourvoir se retrouver dans son intégrité, dans son chez-soi ; c’est survivre.

 

Je pense au « Radeau de la Méduse » de Géricault, bien sûr, métaphore de la transformation et lieu de l’ultime questionnement existentiel. « Le radeau » renvoie également au besoin de repères matérialisés généralement par la cartographie, dimension graphique par excellence. D’un point de vue diachronique, la carte est subjective, donc incomplète. « L’infranchissable océan des mappemondes médiévales » montre une terre plate encerclée par la mer. Autres temps, autres repères. Aujourd’hui, Google Earth permet via le Web de surfer jusqu’au dessus de la muraille de Chine où d’aller voir à quoi ressemble la 42e rue à New-York. Beaucoup moins incomplètes, les cartes actuelles sont le relais d’autres outils de contrôle. Jonathan Livingstone le goéland dit : «Nous sommes libres d’aller où bon nous semble et d’être ce que nous sommes ». L’artiste Alfredo Jaar dit dans ses photos que ce sont les autorités qui décident des déplacements et qui inventent les frontières.

 

                                                                      Paysages - Alfredo Jaar

Se retrouver dans son chez-soi…La notion de l’ultime chez-soi est particulièrement présente dans l’œuvre de Jana Sterbak, surtout dans le regard qu’elle porte au corps. Je pense par exemple à « Sisyphus sport » évoquant de façon contrapuntique le poids du corps par la métaphore de la pierre « sac-à-dos » et le poids des luttes politiques et sociales. Ce rappel au mythe pointe aussi l’inséparabilité du rapport corps-esprit. Dans le cadre de déplacement la volonté ne peut rien sans le corps qui est un lieu intime mais aussi un espace culturel.

 

                                                                  Sisyphus sport  - Jana Sterbak

Le chez-soi intersidéral est le lieu de l’ouverture cosmique. Est-ce le chez-soi intersidéral que cherche à atteindre dans une ouverture cosmique Ylia Kabakov dans son installation « The man who flew into space from his apartment » ? . Son œuvre exprime les questions existentielles qui se posent aux créateurs. Omnia migrant, oui, tout change, tout se transforme. Finalement le travail de l’artiste n’est-il pas un voyage, une migration, un vol qui, comme celui de Jonathan le goéland, n’est pas « un vulgaire moyen de déplacement mais la chance d’accéder à la perfection et de donner un sens plus noble à la vie ». Oui, l’art peut être ce moyen de locomotion qui élève et permet de prendre du recul. La mort par exemple peut être sublimée par l’art.

                             The man who flew into space from his apartment, Ilya Kabakov

L’étude étymologique du mot « migration » permet d’évoquer une autre acception du mot : « Migrare de vita », autre forme de voyage. Tout à coup, une photo de Duane Michals s’impose à moi : « The spirit leaves the body ». Cette photo ne ponte-t-elle pas l’absence de réponse à certaines de nos questions et la capacité de l’art à les transcender ?

 

                                                           The spirit leaves the body, Duane Michals

La notion de chez-soi peut constituer un élément rassurant devant les incertitudes liées à nos mouvements. Un refuge en fait, comme ces vêtements-tentes créés par Lucy Orta. Cette dimension d’amalgame entre corps et lieu de vie-refuge, corps et moyen de locomotion-refuge semble assez prégnante chez les artistes contemporains. Barthelemy Toguo pense que nous sommes tous en transit permanent. Ainsi son installation « Virgin forest » (2000) prend place dans un bateau dont le fond est tapissé de cartons imprimés dans des langues différentes. Krystof Wociczko a créé un « véhicule pour sans abri » (1988) dont l’aspect fonctionnel interroge la dimension artistique, à moins que ce ne soit l’inverse !

        

                      
              Barthelemy Toguo                                  Krystof Wociczko

 Il est incontournable que la notion du foyer est mise à mal quand elle compose avec le déracinement, le changement de codes culturels et le souci d’accéder à une stabilité économique. L’exposition « Traversées » (Musée des Beaux-Arts du Canada, du 7/8 au 1/11 1998) autour des thèmes de l’exil et de la migration donnaient à voir les travaux d’artistes dont les questionnements centraux exprimaient la perte, le déracinement culturel, le transitoire. Mona Hatoum dans la vidéo « Measures of distance » évoque le foyer et l’intimité. Différentes communications se superposent : une lettre de l’artiste à sa mère, lue à haute voix, qui dit le manque créé par l’éloignement, des écritures arabes qui emplissent l’écran alors que le fond est occupé par d’autres scènes et une bande son, écho d’une vie familiale rompue… L’Art raconte la vie de l’artiste.

 

La théoricienne de la culture Angelika Bammer pense que « être » au sens postmoderne signifie presque par définition être un autre : déplacé. Point déplacé en mouvement donc puisque l’intellectuel Edward Saïd précise que les migrations sont des mouvements où , constamment déstabilisé, le sujet déstabilise également. Chantal Mouffe prolonge cette idée en spécifiant dans « For a politic of Nomadic Identify » que toute identité est de toute façon déstabilisée par son contexte extérieur. Dans cette approche systémique, il est rappelé l’importance des interactions entre les systèmes et cela vaut pour les arts plastiques. L’idée importante est que le nomadisme et le métissage sont les constituants fondamentaux de l’identité de l’homme.

 

J’ai lu cette phrase intéressante dans la revue « Art in America ». Dans le numéro de Mars 1996, un article intitulé « Black Exodus » retrace la série d’une soixantaine de panneaux réalisés par Jacob Lawrence sur les migrations des noirs aux Etats-Unis. L’auteur dit : »The migration of negro tells something more than the story of an outstanding individual ; it unfolds the activity of a people remaking themselves ». On nous propose ici de voir les migrations comme un acte collectif de recomposition. Je trouve que le tableau n°7 de cette série fait bien passer plastiquement cette idée : des couleurs différentes, complémentaires, des lignes aux formes variées traversant la toile dans la même direction transmettent l’idée de l’unité d’action et du multiculturalisme.

                                                 N°7 - Jacob Lawrence

Du côté de l’art cinématographique, on pense bien sûr aux road-movies qui peuvent prendre différentes formes comme bon nombre de films de Wim Wenders et notamment « Alice dans les villes ».On ne peut non plus oublier que les premiers films de l’histoire du cinéma évoquent les voyages, réels ou imaginaires comme « L’arrivée d’un train en gare de La Ciotat » des Frères Lumière ou bien sûr le fantastique Méliès et son « Voyage dans la lune ».

 

PROBLEMATIQUE

 

La synthèse de cette réflexion m’amène vers le constat d’une impossibilité à trouver une réponse textuelle satisfaisante devant l’enfermement qu’elle pointe. Cette notion d’enfermement et de piétinement « du « sur-place » (c’est ce que nous faisons), se réfère à plusieurs dimensions :

 

  • Géo-politique et économique, avec les notions de contrôle étatique et de mondialisation, pour ne citer que celles-ci, qui nous empêchent de chantonner que nous sommes comme Ulysse, heureux d’avoir fait un beau voyage car nous ne pouvons plus les faire sans compter sur les embargos de tout ordre qui nous sont, directement ou pas, imposés.

 

  • Sociologique et culturel : certains systèmes élaborent des frontières entre les individus : le système financier bien sûr et ce dont nous avons parlé plus haut, induit par le libéralisme. Les religions également, souvent instrumentalisées par les pouvoirs politiques. L’art permet-il de transcender ces frontières ? C’est un débat qu’il faudrait explorer, peut-être dans un autre projet.

 

  • Psychologique : puisqu’on demande à l’homme de se tenir tranquille alors que sa nature est dans le mouvement, alors qu’au travail et à la manipulation, il aurait volontiers opposé le voyage et la rencontre de l’autre. Mais l’homme est aussi coupable de son propre enfermement et parfois, pour ne pas se l’avouer, il « voyage » ailleurs dans la schizophrénie et dans d’autres délires.

 

 
Plastiquement, la problématique prend la forme d’un questionnement qui entend de façon sous-jacente un point de vue ontologique qu’un approfondissement ultérieur permettra de développer.

 

Devant la sédentarité et l’enfermement avérés de l’homme, l’art peut-il se placer comme un moyen de locomotion qui lui permettrait de dépasser toutes les frontières ?

 

Cette problématique ne peut s’envisager sans un état des lieux de la condition humaine (on pense à la toile éponyme de Magritte), à commencer par son enveloppe charnelle, et je m’interrogerai parallèlement sur le corps et plus particulièrement sur la tête et les jambes, éléments majeurs de nos déplacements.

 

PERCEPTION PERSONNELLE DE L’ESTHETIQUE DES MIGRATIONS (à la lumière de la problématique développée ci-dessus)

 

J’ai noté au début de ce projet les mots « mémoire » et « souvenirs ». Les migrations appellent un flot d’images. J’ai remarqué que la plupart de ces images qui se présentaient à moi étaient en noir et blanc, sans doute parce que sous un angle politique, elles sont issues de l’imaginaire véhiculé par le genre documentaire.

 

J’ai pensé à la photo. Elle s’est imposée à moi puisqu’une des premières images venue m’habiter est la photo de Duane Michals évoquée plus haut. Il est à noter qu’on y retrouve la transparence et la lumière du spectre radiographique utilisé pour mes travaux.

 

J’ai aussi songé aux films de Wenders et de Marker, principalement en écho au thème de l’errance (Wenders) et du voyage dans le temps (Marker).

 

J’ai néanmoins tenté en premier lieu une approche par le croquis qui s’est révélée inintéressante. Je dessinais des flèches, des flèches entremêlées, des flèches imbriquées…J’avais choisi des teintes métallisées mais assez neutres.

 

Puis le mythe de Sisyphe et le travail de Jana Sterbak sont venus me rappeler la présence du corps et dans son sillage, celles de l’identité et aussi de la matérialité de ce corps qui freinent ou peuvent freiner les possibilités de mouvements et de déplacements.

 

Aller voir du côté du squelette, c’est métaphoriquement aller y voir plus en profondeur. Ce « voyage » dans la matérialité ultime (ou, au contraire, liminaire), c’est comme crier de l’intérieur.

 

Devant la complexité du thème et des problématiques que j’y développe, j’ai choisi le squelette et la radio comme forme de « véhicule » de ma pensée plastique. Je souris quand, rétrospectivement, je regarde « Atlas » de Jana Sterbak. Il y a maintenant un parallèle que je découvre à posteriori. Cette dimension est particulièrement intéressante : des chemins sont tracés mais nous ne les voyons pas et nous ne nous voyons pas les emprunter. Ce n’est qu’en nous retournant que nous mesurons le chemin parcouru…J’aurais l’occasion de revenir sur cet aspect dans la parti » « Conduite de projet ».


 

                                                                         Atlas, Jana Sterbak

 

Le chois des couleurs métallisées pour les premiers croquis se révèlent ne pas être anodins. En effet, ces teintes ne renvoient-elles pas à l’éclat des rayons X de la radiographie. Notons au passage que ce mot signifie, de façon littérale, qu’il s’agit d’une description objective et en profondeur.

 

L’intrusion de l’élément graphique « code barre » invoque l’omni-présence voire l’incontournabilité du caractère marchand de toute chose, jusqu’aux profondeurs les plus intrinsèques. Le code barre accompagné de numéros renvoie à la sériation des individus, à leur réification, au contrôle. Le voyage de l’homme, en l’occurrence, n’est plus qu’une marchandisation car l’homme n’est plus qu’une marchandise.

 

Le code barre de la radio de face, premier autoportrait, a été scanné puis intégré à l’image préalablement scannée de la radio. Dans le deuxième auto-portrait, le code barre a été débarrassé de sa suite numérique. Il a été dessiné à la main comme s’il était normal finalement que les symboles fondamentaux du code marchand se transforment, migrent en éléments purement graphiques, comme le sont aujourd’hui les pixels, matérialisés de façon caricaturale par les gros points roses sur mon travail de l’auto-portrait de profil. Cela raconte aussi l’histoire du pictural avec le glissement, à prendre au propre comme au figuré, du Radeau vers l’univers numérique ; mise en abyme du voyage numérique dans le voyage analogique.

 

L’auto-portrait de face parle de la profondeur et de l’ombre mais aussi de l’extérieur et de la lumière puisqu’on note la présence d’un œil, bien réel celui-là (le mien), un œil interrogatif, presque suppliant, un œil qu’on sent hagard, dans la recherche d’une direction, d’une voie à prendre, un peu comme l’artiste au moment de la création, tandis que l’œil clos par le code barre résume l’impossibilité de mouvement et de déplacement.

J’ai légèrement retravaillé la couleur de l’orbite (taches gris clair et noir) pour mettre en valeur les éléments « code barre » et « iris ».

 

Cartographie du corps : en regard de chaque tête, il y a l’illusion de jambes et en même temps l’illusion d’une voie. Ainsi la photo se trouvant à côté de l’auto-portrait de face renvoie aux jambes d’un individu asexué (donc débarrassé de certains codes) et, derrière lui, dans la profondeur de champ, le sentier. Mais les jambes n’en sont pas et le sentier peut aussi apparaître comme une illusion lue dans un bout de miroir.

 

Quant à la photo en regard de l’auto-portrait de profil, il s’agit aussi de l’illusion de deux jambes, deux jambes lumineuses dans le noir, de cette lumière et de cette obscurité qui font écho à la radiographie. Il s’agit d’évoquer ici la sécurité d’un chez-soi, d’un logis qu’on atteint juste avant la tombée de la nuit, juste avant la disparition ou la transformation des repères, assurance du repos, de l’intimité. Mais si les jambes rappellent pareillement l’illusion d’une voie, cette voie (de rails de voie ferrée ?), cette voie est oblique ; son commencement et sa fin se perdent dans la pénombre. Ces deux traits lumineux évoquent même des tours en périls, un effondrement probable (11 septembre ?), la perte de repères donc, puisqu’il s’agit de deux colonnes de noms propres sur des sonnettes.

 

Il y a certes péril. Le Radeau part dans la direction opposée au chez-soi et son seul horizon est le code barre. Des éléments se télescopent : la peinture et le numérique, les rêves et les pixels, les idées et la consommation.

 

Les photos sont montées sur un support strié qui symblise d’une part la trace, celle de la mémoire et du cheminement mais aussi le sillon, l’endroit où l’on sème et où les récoltes ont lieu, peut-être un signe d’espoir…Les couleurs de ces supports sont choisies pour leur rapport à la matière : le sol, la terre, l’herbe renvoient aux fondamentaux de notre planète, au début de l’histoire du monde, aux premiers voyages de l’humanité.

 

CONDUITE DU PROJET

 

  • Réalisation d’une ébauche de 2 panneaux de 2 photos chacun




  • Réalisation d’une série de 5 panneaux de 2 photos chacun sur le même principe (la tête / les jambes ou la voie). Format raisin pour les panneaux

Format 23,5 cm X 18,4 cm pour les photos (traitement en labo).

  • Exposition à prévoir dans un lieu signifiant : une gare abandonnée par exemple.
  • Un itinéraire sous forme de plan sera remis à chaque visiteur. Y seront indiquées les informations sur les travaux présentés mais aussi des indications sur des points de passages obligatoires dans l’exposition pour exprimer l’idée du contrôle. Scénographie et réalisation à développer.
  • Invitation à exposer conjointement sera faite à d’autres artistes ayant travaillé sur le même thème dans toutes les disciplines artistiques et notamment en vidéo, musique, art numérique, etc. Egalement à développer.

 
 

Gérer un projet artistique, c’est inventer en situation. Puisque je tente d’utiliser l’approche systémique dans le domaine de l’art, je lorgne du côté d’Edgar Morin et de son « défi de la complexité ». Lors d’un article que j’ai écrit à ce sujet, je dis, en écho de l’auteur cité ci-dessus, que dans le domaine de la conception,l’action doit être force de proposition, s’auto-argumentant en même temps qu’elle se construit, se déconstruisant pour mieux se reconstruire, jusqu’à trouver l’argumentation adéquate.  (http://cgheselle.over-blog.com/categorie-363134.html)

La démarche n’est donc pas linéaire et c’est ainsi que j’entends les propos de Jean Lancri quand il conseille de commencer par le milieu ! (« Modestes propositions sur les conditions d’une Recherche en Arts Plastiques à l’Université », Revue Plastik n°1, 1999 p107). La manipulation de concepts, l’interaction (entre conceptuel et sensible, théorie et pratique, raison et rêve,…), le « va et vient entre les autres et soi-même (la communication, l’empathie,…)ont été mes outils dans cette démarche. « Ce que je fais m’apprends ce que je cherche », « Je n’ai pas plus fait mon livre que mon livre ne m’a fait » : Soulages et Montaigne cités par Lancri résument bien ce questionnement suspendu dont parle ce dernier et que j’ai tenté, au niveau de cette thématique, de rendre prégnant à travers cette problématique qui reste ici aussi en suspension, l’art est –il un moyen de locomotion ?

 

Je m’apprête à continuer mes recherches à ce sujet.


 

NETOGRAPHIE :

http://expositions.bnf.fr/lamer/index.htm : des informations sur la mer ? Le site de la BNF !

http://www.voxphoto.com : entre autres, des travaux de Jana Sterbak


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Published by Catherine Gheselle Catherine Gheselle - dans Création plastique et multimédia
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